Réponse à Luc Le Vaillant, journaliste à Libération
Par lauteur • 14 juil, 2008 • Catégorie: En vrac et en couleurs •Il en est de la foi, comme pour bien des choses ici-bas, une bonne et une mauvaise. Si la première sanctuarise l’honnêteté intellectuelle à défaut d’ouvrir les portes d’un hypothétique Eden, la deuxième ne conduit qu’à cette montée au fiel si caractéristique de l’aigreur des petits esprits.
Pour les 30 deniers d’une pige, tel le nouvel Iscariote d’une presse orpheline de ses valeurs, vous désignez à l’ironie populaire Ingrid Betancourt et Ségolène Royal comme victimes expiatoires de votre tragique manque d’inspiration. Ni l’une ni l’autre ne sont bien sûr en concurrence si ce n’est dans quelques obscurs méandres d’un article tendancieux. N’est pas Zola qui veut. Votre « J’accuse » de monoprix n’est qu’un empilement verbeux qui n’a même pas l’excuse de faire sourire. De plus, en amalgamant vie intime et représentation publique, vous ne démontrez rien d’autre qu’une outrancière vulgarité qui ne grandit pas, loin s’en faut, votre propos.
Aussi, le piédestal fissuré que vous évoquez, me paraît-il être davantage celui d’un journalisme partisan – si ce n’est en manque de courage – que celui de la femme politique qui, aujourd’hui encore, est capable de rassembler des milliers de personnes à chacune de ses réunions publiques. Entre la Maison de la Chimie le 28 juin 2008 et la grotte de Massabielle en 1858, il y a cependant, je vous le concède, un point commun : l’expression d’une espérance collective. Mais là s’arrête la comparaison. La politique n’est pas une religion, comme le journalisme n’est pas le colportage de ragots. Il semble, hélas, que vous ayez perdu de vue et l’un, et l’autre.
(Réponse à cet article de Libération intitulé : « Bernadette Royal contre Ingrid Soubirous »)
Inutile de préciser que Libé a refusé de publier mon commentaire dans la rubrique « réactions à l’article ». Mais devrais-je en être étonné ?




Bravo Roger pour cette réponse faite à l’article de Luc Vaillant. N’est pas journaliste qui veut. Le journalisme est un métier noble et exigeant au point d’être érigé en quatrième pouvoir. Celui de parler des faits qui permettent aux uns et aux autres, en particulier ceux qui n’ont pas toujours la possibilité d’être informés pour éclairer leurs choix. Hélas, actuellement certains se complaisent, faute de courage ou d’indépendance financière, à ne pas tenir leur rang. C’est pourquoi, comme Ségolène ROYAL, nous devons continuer à informer les citoyens des risques d’absence de démocratie si nous laissons les pouvoirs financiers s’emparer des groupes de presse.Autrement dit, il faut éviter toute concentration de la presse aux mains de quelques uns, les amis du pouvoir. Continuons à être vigilants pour combattre et proposer.
Bravo!
Excellente réponse à ce journal fantôme qu’est devenu le Journal de Jean-Paul Sartre.
Qui lit encore Libération aujourd’hui?
c’est plutôt, ce Journal qui a perdu son âme qui se trouve désormais sur un piédestal profondément fissuré.