Etat de grâce

Par lauteur • 31 août, 2007 • Catégorie: En vrac et en couleurs

Pour une fois, l’état du Texas tristement connu pour son record d’exécutions capitales, a Etat de grâcegracié un condamné à mort. Il faut dire que le condamné en question, Kenneth Foster, un jeune homme de 30 ans n’avait tué personne mais était seulement coupable d’avoir servi de chauffeur au véritable criminel, exécuté lui. En commuant la peine capitale en réclusion à perpétuité, à peine 6 heures avant l’heure prévue de l’exécution, le gouverneur Rick Perry a qualifié de « correcte et juste » sa décision. Dont acte.

Alors que selon un sondage à paraître dans le Figaro Magazine, 64% des Français feraient (encore) confiance à Nicolas Sarkozy, au PS ça dégomme à tout va. De Claude Allègre à Marie-Noëlle Lienemann en passant par Lionel Jospin, chacun y va de son aigritude comme si baver sur Ségolène permettait de se dédouaner individuellement d’une responsabilité collective.

Qu’il faille remettre à plat les principes idéologiques et le fonctionnement de l’appareil, chacun au PS en convient. Qu’il faille également proposer aux Français un projet réaliste et novateur comme alternative à la dérive populiste et ultra-libérale de l’actuel pouvoir, idem. Mais ce n’est pas en vouant aux hégémonies celle qui fut la candidate élue par 60,65% des adhérents du parti socialiste et qui a obtenu la confiance de 17 millions de Français, que l’on va faire avancer positivement le débat. Une telle attitude de la part de certains responsables socialistes, est non seulement contre-productive, mais dessert leur crédibilité auprès de tous les militants qui choisissent la loyauté au reniement.
Ségolène Royal a été certainement la candidate impréparée d’un projet imprécis, mais contrairement à ce que l’on entend et lit, ici ou là, elle a permis de limiter la casse face au rouleau compresseur Sarkozien. Qu’on ne s’y trompe pas.  Dans les couches populaires, celle qui fut l’icône d’une belle espérance de gauche n’a rien perdu de sa popularité. N’en déplaise aux tristes bonimenteurs sarkosystes, genre Christophe Barbier, qui n’ont de cesse de déverser à longueur d’antenne leurs contre-vérités partisanes.
Que chacun dans le parti, quel que soit son degré de responsabilité, se mette au travail. Depuis le congrès d’Epinay, le monde a changé, les données socio-économiques, aussi. Reste que les principes fondamentaux de notre modèle social et de nos libertés publiques, eux, demeurent toujours heureusement inscrits sur les frontons de la République. La liberté, sans l’égalité et la fraternité n’est rien d’autre que le système de la loi du plus fort. C’est là, tout ce qui différencie l’ultra-libéralisme de la social-démocratie. Puissions-nous à la Rochelle et ailleurs, mesurer toute la responsabilité que cette évidente différence droite-gauche, implique.

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